Pour dix de retrouvés..
A quelques détails près, et puisque c'est si dur de mettre des mots sur autant de vide..


Vous attendez en vain qu'elle relance les dés, vous pensez qu'il vous reste des cartes maîtresses, que vous n'avez pas encore abattues, et qui changeront le cours de la partie.
Mais vous avez perdu
Moi, j'ai perdu
Non, je suis perdu.
Je l'aime... Tout le temps, toujours, à en crever. [...]
Le vide on ne peut pas le décrire. Juste ses effets. Me raccrocher à ma vie de con. Impuissance. Envie de passé. Tout recommencer, éviter les erreurs, quelles erreurs ? Voué au vide ? Ecrit. Destin. Et toutes ces conneries. Le moindre geste est pesant. Les yeux rivés au sol. L'indifférence à tout. Haïr les objets. Se distraire, prendre un bouquin, regarder un film, sursis pendant une heure ou deux, puis replonger. Tourner dans Paris, tourner sans but. Ces facades immuables qui abritent tant d'amours bon marché, ces existances grouillantes qui me dégoûtent.
Nous... Quelque part, quelqu'un vit sans moi.
Le vide en ce moment, et toutes ces journées vides qui m'attendent et rien n'a d'importance, et pourquoi, pourquoi, pourquoi ? Et pourquoi n'aime-t-on plus rien, quand on n'est plus aimé ?
S'endormir sans avoir envie de se réveiller, ou se réveiller avec elle à mes côtés. »
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