Wind of change.

Publié le par Mélie

 

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Septembre et sa pluie de responsabilités viennent mettre fin à l'été le plus bizarre qu'il m'est été donné de vivre. Celui de la liberté, du dépassement de soi, du "moving on". Il se termine sur une note de responsabilités écrasantes, de rêves envolés "vers d'autres ciels, vers d'autres ports", d'étreintes brisées.
Un vent de changement a pointé le bout de son nez et est en train de tout dévaster.. Tout changement n'est pas mauvais bien sûr, mais il suppose des sacrifices que l'on est pas forcément prêts à faire pour un résultat qui reste incertain. Qu'on aime le risque ou pas, parfois ce vent ne nous laisse pas le choix. J'avais pour projet de faire éclore la Mélie version 2.0 cet été.. Celle qui n'a plus aucune lacune cinématographique trop honteuse et qui reprend le goût à la lecture et à la culture. J'étais bien partie et finalement, le vent m'a forcé à changer de direction : la vraie vie est dehors, et aucun livre ne vaut une soirée entre amis, même si c'est pour regarder un match de foot.. (oui, je vire du côté obscur de la force, qu'on se le dise, certains ont une mauvaise influence sur moi et finiront par me faire perdre toute ma féminitié, ouais mon gars ! .... Pardon pour cette interlude inappropriée, reprenons).
Les livres et le reste nous enrichissent c'est vrai, nous différencient des autres, nous donne de quoi nourrir notre superficialité, mais rien d'autre que les rencontres que l'on fait ne peuvent alimenter nos souvenirs, nous fournir la force nécessaire d'avancer, nous faire devenir la personne que l'on est réellement. Faire partie d'une bande, d'un tout, voilà ce dont j'ai besoin, ce que j'avais perdu de vue par amour ou par bêtise, je ne sais pas trop et préfère ne jamais le savoir.


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On ne choisit pas ses parents, on ne choisit pas sa famille, on ne choisit pas non plus les trottoirs de Manille, de Paris ou d'Alger pour apprendre à marcher, n'est-ce pas ? S'il y a bien quelque chose que je sais depuis très longtemps maintenant c'est que les liens du sang n'ont absolument aucune valeur, et qu'ils ne suffisent pas pour faire pleinement partie d'une famille. On pourrait déceler une amertume dans mes propos dûe à ma propre histoire familliale et pourtant.. Je l'ai vérifié à tellement d'autres endroits en si peu de temps. Anyway, rien ne vaut la famille que l'on se crée, italienne.. ou pas :). Il est important de savoir que certains seront toujours sur le navire, quoi qu'il arrive. Certains penseront peut-être que ma crise d'ado n'est pas tout à fait terminé et que j'ai un petit côté "bestah-sistah" qui revient.. Grand bien leur fasse, ça m'est égal. Il n'y a pas de certitudes qui ne peuvent voler en éclats un jour ou l'autre, mais l'espoir d'avoir toujours quelqu'un à ses côtés pour affronter ces séismes moraux aident à ne pas perdre le nord, rester soi-même, assumer le quotidien.
En serais-je capable cette année ? Telle est la question.. Je ne voulais rien changer, et c'est mon environnement qui s'est mis à évoluer. Ce sera difficile mais je n'ai d'autres solutions que d'accepter qu'on a pas toujours un pouvoir sur tout, and...


"Deal with it."

 

Cette année je compte chercher ce qui m'est essentiel, parce que..
You can't always get what you want but if you try sometimes...

 

 

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