I used to have this appetite for my life, and it's just gone : retour sur 2010.
L’heure du bilan a sonné, si ça vous ennuie, passez donc votre tour mais arrêtez de râler !
Chez les stars, 2010 aura fait de sacrés ravages. Comme eux, j’ai eu mon lot de divorces.
J'ai eu 20 ans et j'ai découvert avec stupéfaction que Lorie n'est rien qu'une grosse menteuse. Non, je ne suis pas invincible.
2010 (dès le début je l'ai fait rimer avec "pisse", c'était pas bon signe) c’est l’année qui me fera dire « arf… » longtemps, faite d’énormément d’échecs, avec quelques victoires histoire de me laisser croire que personne ne me voulait du mal et que c’était seulement dans ma tête. J’ai tour à tour louper un semestre –et pour la brillante étudiante que j’ai été jusqu’en première année de fac, c’était dur à digérer-, vu le rêve d’Erasmus m’échapper, loupé mon permis, ma vie sociale aussi, pour finalement avoir mon second semestre avec mention assez bien (ouais j’y tiens), mon permis, la voiture qui m'offrait la liberté et de chouettes moments, malgré tout.
Pas mal de soirées super sympas, du moins sur les photos ça avait l’air chouette. Ternies par une douleur tenace cependant, l’amour non partagé ou mal partagé. Quelle importance au final quand on voit les conséquences?
Suite au choc, j'ai ri, fumé, bu, baisé. Peut-être pas dans cet ordre là mais voilà l'idée. La vie quoi. En accéléré, et en démesuré.Et quelle ne fut pas ma surprise de recevoir du respect et de la tendresse de la part de quelqu'un à qui je ne demandais rien ? J'ai demandé pendant des mois quelque chose que je n'ai jamais eu pour le recevoir quand je n'exigeais rien ? Etrange. Etrangement agréable. A chaque "tu fais quoi aujourd'hui ?" j'avais l'impression de valoir quelque chose.
Seulement on prend vite les mauvaises habitudes alors à passer nos journées et soirées ensemble, et malgré mon envie d'indépendance, j'ai quand même réussi à m'attacher. J'étais prête à chasser mes démons, mais ce n'était pas le cas de tout le monde. Sur le coup, j'ai pleuré. Et puis finalement, même pas mal.
Et en fait quelques semaines plus tard si. Quoi de plus horrible de voir quelqu'un qu'on apprécie énormément se détourner de nous et enlancer quelqu'un d'autre sous nos yeux, lui caresser le dos de la même façon, l'embrasser avec le même sourire ? Pas grand chose. Tout s'est réveillé, les douleurs les plus endormies et les plus anciennes. Les vacances étaient finies. Encore une fois je ne suffisais pas, j'avais fait quelque chose de travers, mais quoi ? C'était forcément moi, je n'étais pas capable de garder quelqu'un près de moi. J'ai compris, trop tard, que je me trompais. Malheureusement, rien de plus tenace qu'une idée, qui se développe comme un cancer (Inception évidemment), si bien qu'à vouloir éviter qu'on m'abandonne à tout prix, j'ai poussé les gens à le faire. Pas tous, heureusement. Je suis trop fragile pour la solitude, et tellement mieux en groupe.

Il y a des choses qui semblent irréversibles, certaines me blessent. Quotidiennement. Les efforts me coûtent lorsque le crédo semble être "profite ou crève" et que je choisirais bien la deuxième solution.
Je ne suis plus très à la mode, rangée au placard des personnes cassées, qui n'ont rien à raconter, qui font juste chier. (on est encore en 2010, je m'autorise la vulgarité).
J'ai frôlé la folie à cause de Facebook, qui me fait tellement peur maintenant. J'y retournerai un jour, parce qu'il faut affronter ses peurs (enfin, pour les serpents c'est toujours pas valable). D'ailleurs mon côté "CIA" m'épuise et aggrave bien souvent mon cas.Parfois mon désir le plus cher serait d'être l'imbécile heureuse de service. Je suis fatiguée d'être quelqu'un de bien dans un monde où personne n'a vraiment de valeurs ou les renie avec facilité lorsqu'il s'agit de s'amuser. Je veux être heureuse, pas être "une fille bien". (parce que c'est un critère qui ne suffit pas pour ne pas se faire quitter, même par quelqu'un avec qui vous ne couchez pas)
L'humain m'a déçu comme jamais. J'ai vu plus loin dans ses méandres, dans sa jalousie, sa laideur. J'ai donc été une "salope avertie" une bonne partie de l'année, et puis on m'a laissé coulé, on m'a appuyé la tête sous l'eau en me regardant couler l'air distrait, on m'a aidé mais estimé qu'il y avait un quotat à ne pas dépasser, on m'a aidé mais on en attendait une récompense, on m'en a voulu d'aller mieux grâce à quelqu'un d'autre. Etre présent, sécher quelques larmes mais ne rien changer pour que je me retrouve c'était trop demandé apparemment.
2010 m'aura tout volé, ou presque. Ma couleur, mon énergie, et le reste a suivi : I have this appetite for my life, and it's just gone. So true. Tellement moi. Ca fait longtemps que je n'ai pas été vraiment très mal (enfin c'est relatif), mais j'ai la nostalgie de la personne que j'étais, que je pourrais être si je croyais un peu plus en moi, dans chaque chose que je fais. Rien ne va vraiment mal mais rien ne va bien non plus. C'est pire. Insidieux, sournois. Je n'ai pas vraiment touché le fond, je n'arrive donc pas à reprendre mon élan pour de bon. Et Morphée, lui aussi m'a quitté, pour de bon, il semblerait. Rien de grave n'étant arrivé, le soutien des proches flotte, lui aussi. Le quotidien ne m'est facilité par personne (et puis faut dire que des fois je fais vachement bien semblant. Spéciale dédicace au faucon qui ne passera jamais par là, mais ce sera pas perdu pour tout le monde, April comprendra), mis à part par les plats de ma soeur, de ma tante, de ma grand-mère. Parfois, le lundi soir, c'est mon seul réconfort. Et quand je pense aux kilos, j'ai de nouveau envie de pleurer. Fragile vous dis-je. On est méchant avec moi, je pleure, gentil, je pleure, indifférent, je pleure. Je produis plus d'eau que Volvic à l'année. Si.
Le quotidien de quasiment tous mes proches a changé, sauf le mien. Je fais partie de moins en moins de projets, pour cause de distance géographique, parce qu'on avait plus le choix, parce que "c'est la vie, c'est comme ça".
Dans toute cette euh... pagaille ? Des personnes extras m'ont quand même trouvée. De belles personnes. (que de références cinématographiques oui), qu'elles soient pour l'instant plus virtuelles que réelles ou qu'elles fassent partie de mon quotidien depuis longtemps sans vraiment en faire partie. On m'a parfois dit des choses magnifiques, offert des compliments, du courage, gratuitement sans attendre de médaille ou de retour. Sur Madmoizelle, à la fac, dans mon téléphone, par mail.
D'ailleurs, parlons-en 5 minutes de Madmoizelle. C'est un peu ma thérapie à moi. J'ai découvert grâce à ce site que je pouvais être gentille et attentionnée sans but particulier, alors que je croyais que c'était quelque chose de révolu chez moi. Et surtout, il y a toujours quelqu'un pour écouter mon point de vue, qu'il parle de mes souffrances ou de tobbogans. (ça mon vieux, c'est de la private joke)
Je pense avoir fait un grand pas vers la féminité aussi. Enfin petit pour l'humanité mais grand pour moi. Si tu ne me crois pas lecteur, je te dirais que je n’ai pas mis mes Converses depuis septembre, que j’ai définitivement abandonné l’idée de mettre les moches toutes délavées SAUF si on est dimanche et que j’ai décidé que ce serait la journée nationale du négligé, je vois ma coiffeuse plus d’une fois par an, le nombre de mes produits de beauté a considérablement augmenté (augmentant par la même occasion le bordel à trimballer chaque semaine et celui de ma chambre), j’essaye d’appliquer cette règle d’or « ne jamais se coucher sans se démaquiller » (et là je dis bien essayer parce plus féminine ne veut pas dire moins flemmarde). Je ne sais plus trop où mettre mes chaussures non plus d’ailleurs, et même que des fois (attention c’est complètement foufou) j’achète des robes. J’ai encore du chemin à faire, évidemment, je n’en suis pas à courir après mon tram en talons aiguilles mais ça viendra peut-être : l’espoir fait vivre, vous le savez.
Cinématographiquement et musicalement, ce fut une belle année. Up in the air, Shutter Island, Inception, Toy Story 3, Invictus, la rafle, mr nobody, remember me, les petits mouchoirs, l'homme qui voulait vivre sa vie et tout ceux que j'oublie. Au niveau de la musique : Muse, Black Eyed Peas, Mika, Tété, Saez, Renan Luce, The XX, Michaël Grégorio...
J'ai quand même eu le courage, je ne sais comment, de mettre quelques projets en cours, pour 2011, même si on construit difficilement quelque chose de solide sur des ruines. Il est quand même venu le temps des rires et des chaaaaaants ou de prendre des résolutions (comme si dans moins de 24h j'allais être quelqu'un d'autre), en grand nombre histoire d'en tenir quelques unes. Je me réserve le droit d'éditer la liste plus tard, je ne suis présentement pas très inspirée.

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Boire plus d'eau (et moins de coca parce que bon cépatrobonpourlasantékanmême)
Ranger ma chambre et la maintenir ranger (non ça par contre, tout ceux qui me connaissanet le savent : c'est une blague, c'était pour voir si vous suiviez)
Ne pas dépasser un certain pourcentage de cours séché. Moins de 50% serait un bon début.