Où est partie mon enfance, qu’a-t-on fait de mon innocence ?

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Il est très difficile d’admettre que quoi que l’on fasse le temps passe.
Ce temps glisse sur le visage des personnes que l'on aime en y laissant ses marques, ici et là : le témoin d'une vie remplie à la fois de rires et d'inquiètudes, sur le front comme au coin des lèvres.
Ce même temps que je laisse filer, en espèrant qu'il prenne certaines de mes décisions à ma place alors que tout au fond de moi je sais déjà qu'il ne me laissera rien d'autres que des larmes.

 

J’aimerais encore aller à l’école, le cœur léger et ma main dans la sienne.

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… Vous parler de cet homme qui m’a aidé à grandir, au sens propre comme au figuré.
Le seul à se relever la nuit pour soulager mes jambes douloureuses.
Le seul capable de descendre deux étages pour en revenir avec un verre de soda, le tout avec le sourire aux lèvres, façon comme une autre de combler mes insomnies et de me faire oublier mes cauchemars.
Je n’avais qu’un mot à dire, de la voix la plus douce qu’il soit : « Papi » et il était là.
Aujourd’hui encore je n’ai pas grand-chose de plus à ajouter.. Il n’est jamais plus loin qu’à l’autre bout de la ligne, à un quart d’heure de voiture dans le pire des cas.
Je crois pourtant qu’il irait au bout du monde pour moi, si seulement..

J’aimerais tellement pouvoir écrire quelque chose digne de lui, un « merci pour tout » à celui que  j’admire profondément et dont l’autorité naturelle affronte sans cesse son envie de bien faire. Il n’attend rien d’autre qu’une raison d’être fier.

Il est à l’origine de ce qu’il y a de meilleur en moi : la courtoisie, la valeur de l’argent, la droiture, la fidélité.
Le petit défaut qui fait toute la différence ? C’est un de ses cadeaux aussi.

« Tu sais, elle n’est plus là ». Quelle ironie du sort sur laquelle personne n'a plus rien à remporter.
Quand j’aimerais oublier certains passages de ma jeune vie, certaines douleurs tenaces, c’est peut-être le meilleure qui semble faire ses valises et prendre la fuite, laissant des vides immenses dans sa mémoire..

Ce soir, je ne me coucherai pas avec le cœur léger des soirées où l’on est gonflé de la tendresse reçue un peu plus tôt dans la journée. . Non , ce soir je me coucherai avec pour compagnons mes sombres pensées, et toutes ces choses qu’on ne s’est pas dite, et qu’on ne se dira peut-être jamais.

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L
<br /> <br /> C'est un texte très touchant. Beaucoup d'émotion en ressorte, j'aime beaucoup.<br /> <br /> <br /> <br />
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