So lonely..

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Vous voyez le temps qu'il fait dehors en ce moment ? Il fait froid, très froid. Eh bien c'est en parfaite adéquation avec la météo actuelle de mon coeur. Le problème est que plus le temps passe, moins il existe de choses capables de faire office de chocolat chaud ou de bain moussant pour lui faire reprendre quelques couleurs.. "Le bonheur c'est le sourire du coeur".. Eh bien pour être tout à fait honnête, il n'a pas l'occasion d'user de ses zygomatiques si souvent ces derniers temps. Oui, je sais, les temps sont durs, c'est la crise !

La vérité ? Je me sens seule. Quasiment tout le temps, où que je sois. Evidemment, il existe des exceptions, et j'en parlerai peut-être un jour (ou pas). Quitte à commencer à me confier à mon espace virtuel, et par corrélation à mes rares lecteurs, allons-y franchement et n'ayons pas peur des mots : "Johnny a le blues" et moi, je crois bien que je déprime. Pourquoi ? (pourquoi pas ?!) J'ai une vague idée sur la question...
Et là je me dois de dire que les lecteurs sensibles doivent stopper leur lecture maintenant, au risque d'en voir leur humeur affectée. (et dans ce cas je décline toute responsabilité...)

Reprenons, If I feel so lonely, that's why.. I don't know who I am.
So
, pour les non-bilingues, je ne sais pas qui je suis.
Pire, je ne sais pas qui je veux devenir.
Je pourrais, en poussant mon auto-analyse un peu plus loin, en trouver certaines causes, (j'ai eu des cours de psycho oui ou non ?) mais je me contenterai d'évoquer les conséquences, qui sont plutôt gênantes au quotidien.

Il est évident que si je ne sais pas qui je veux devenir, le côté études/professionnel est compris dans la problèmatique. Alors après avoir fait demi-tour, me voilà en deuxième année d'une filière qui ne mène nulle part, dans laquelle je suis plutôt une élève médiocre. Ce qui n'a donc rien d'épanouissant, et encore moins quand on est habitué à mieux. D'ailleurs, en passant, si j'ai la moyenne au premier semestre, je me mets ma race ! Euh pardon, je voulais dire que je fêterai cela avec des substances fortement alcoolisées.. Jusqu'à en oublier mon nom (parce que ça ne peut pas franchement aggraver mon état actuel ha-ha).
J'ai bien des envies, et un rêve de capitale qui peut plus ou moins se réaliser, mais qui me fait surtout plus peur qu'autre chose. (comment trouver un logement qui soit dans mes moyens ? survivre dans une ville si vaste ? ne pas se perdre dans le métro ? faire ma place dans une école privée et donc un peu bourgeoise ? [...])
De toute façon, je ne me sens capable de rien et tout me parait trop ambitieux pour moi.
Et puis il y a cet autre rêve que je suis prête à laisser s'envoler.. Je parle bien sûr d'Erasmus. J'en ai rêvé plus jeune, et maintenant que c'est possible, cela ne m'inspire rien d'autre qu'une grande peur, et qu'un danger de perdre / m'éloigner définitivement de ceux qui sont le plus importants. Cela m'amène à un deuxième problème, et non pas des moindres..

And if They don't care about that ?
Ma vie ne semble pas faite sur un modèle mathématique selon lequel une propriété a une réciproque.
Certains sont essentiels alors que moi je semble échangeable. [Existerait-il un satisfait ou remboursé sur ma petite personne ?]. Chaque départ crée un vide à l'intérieur.. Et c'est plutôt venteux d'ailleurs, d'où le froid peut-être.
J'ai le sentiment de ne pas être à la hauteur, de ne jamais être suffisante pour un rôle bien précis, (genre la fille cultivée, la rigolote, la confidente...). Je suis souvent un peu de tout à la fois, et rien au final.
Résultat ? J'ai fermé les portes, et pourtant mes piliers continuent à me quitter.. D'ici quelques mois si je ne me ressaisis pas, ce sera le désert social.

Si je fais du surplace c'est peut-être aussi pour ça... Certaines personnes rendent ma vie glissante par leur absence, qu'elle soit passagère ou qu'elle s'inscrive dans la durée.. Sans leur avis, encouragements, fierté (quand elle a lieu d'exister), je suis juste perdue.

Alors demain est un autre jour, le passage à l'année suivante est synonyme de nouveau départ.. BLABLABLA. N'empêche qu'en 2009 j'ai pas mal morflé, et que j'aimerais bien pouvoir me trouver, et avoir ne serait-ce qu'un peu confiance en moi.

Je vous avais prévenus.. Et encore c'est la version light. (comme le coca haha !)
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Publié dans Plat du jour

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