Aux sombres héros de l'amer qui ont su traverser les océans du vide.

Publié le par Mélie

 

 

Je le disais en septembre. L'hiver allait être difficile et même si les calendriers prétendent que nous sommes seulement en automne, je ne me suis pas trompée. Mes certitudes tombent au même rythme que les feuilles mortes (qui se ramassent à la pelle) et ce n'est pas sans douleur. La digestion de l'été est toujours en cours, acte I et acte II confondus.
Si l'acte I m'avait laissé bien amochée, l'acte II s'est contenté de ramasser les morceaux pour se terminer avant d'avoir tenté de les rassembler et démerde toi ma grande.

 

Aujourd'hui c'est avec une petite cueillère qu'il faudrait s'occuper de mon cas mais tout le monde est bien trop occupé pour ça. Pendant ce temps là, je construis des forteresses qui ne protègent que ma solitude. Après avoir compris que la vraie vie était dehors je n'ai plus que mes yeux pour l'observer de loin (et pour pleurer évidemment). Retour a la case départ ne touchez pas vingt mille francs mais gardez précieusement tout souvenir et/ou blessure avec vous, partout où vous allez. Je suis l'ombre de moi-même, une pâle copie de ce que j'étais avant. La joie de vivre s'en est allée peupler d'autres coeurs et moi j'ai la paresse de la vie et personne pour me dire de penser à lui/elle. (oui je fais beaucoup de référence musicales dans mes articles)
Entre faux départs et indifférence, il ne reste plus grand chose. Ma vie est pleine de courants d'air et je n'ai jamais été aussi seule.

Je vis ma propre tragédie de Racine où l'exception est devenue la règle si bien que je ne parviens plus à me souvenir du dernier film que j'ai vu accompagnée.


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La voilà donc la traversée du désert à laquelle je croyais échapper il y a quelques mois de cela...
Même lorsque l'on est entourés, rares sont les épreuves qui sont plus pénibles que celle-là, mais lorsque l'équipage a quitté le navire, c'est un enfer, à la différence près qu'on est toujours en vie. (dommage..)
Je me perds dans mes métaphores oui (et si ça vous plait pas, ne restez pas) : l'océan, le désert... Whatever, les deux sont beaucoup trop grands.
Pourtant pas de nature naïve, j'ai cru, à tort, que l'on pouvait aimer quelqu'un fort, très fort, pendant des mois et des années, et puis s'en remettre simplement. Je l'ai cru parce que quelqu'un a dit un jour (ne m'obligez pas à vous dire qui, par pitié..) : "ça passera avec le temps, ou quelqu'un d'autre". J'avais choisi l'option 2 parce que l'attente n'était plus de rigueur. Enfin à dire vrai, l'option 2 m'avait choisie. Merci le hasard, la magie des rencontres and so on.
Mon oasis n'était pourtant qu'un mirage, un magnifique mirage, qui a bien d'autres coeurs à réhydrater (à commencer par le sien... Même si ça n'engage que moi de l'affirmer).

 

Aujourd'hui, ce n'est plus ce qu'il y a de plus important...On ne peut pas sauver quelqu'un contre son grè. J'ai déjà essayé, et ça m'a mené loin, où je ne pensais jamais mettre les pieds, mais sans aucun succès.
J'aurais pourtant posé mes valises dans sa vie bien volontiers.
Oh mon amour, juste un dernier tour.. Comme au premier jour.


L'absence d'une personne aimée brûle longtemps. J'ai été prise dans un tourbillon qui n'a refermé aucune de mes blessures. Le tour de manège est terminé depuis bien longtemps et puisque j'en ai profité tant que je le pouvais, l'addition n'en est que plus dur à avaler.
Il n'y a plus que le temps qui arrangera ça en cicatrices d'une taille qui (j'ose l'espèrer) ne sera jamais égaler.
L'eau a recommencé à couler sous les ponts, et c'est bien pour cette raison que plus personne n'y prête attention. Douleur muette qui n'a pourtant jamais été aussi vive. Je vois ton nom écrit en grand partout sur les murs, sais-tu ce que j'endure ?

(Oui, j'écoute toujours Kyo, oui c'est démodé. Sur la route je n'ai guère le choix. RFM me fait pleurer et Fun Radio n'a pas non plus, le meilleur des effets.)
Plus rien ne m'est epargné et puis pourquoi pas jeter du sel sur des blessures béantes tant qu'on y est ?


 

La fête est finie, on descend, et je me manque.. Terriblement.

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